Le blog d'Hélène PKo

Un blog qui déchire, avec du Cap Vert, une assoc' anti-Zazie et de la haine à l'intérieur!

01 juin 2008

Branleur

Je crois que j'avais fait un billet d'humeur sur les branleurs quand j'étais au Cap Vert, mais j'ai la flemme de le rechercher, et je n'en suis plus si sûre que ça. Ma mémoire me joue des tours, je me fais vieille.

Au passage, avant de l'oublier : hier soir, j'ai fait toute une soirée (une grosse soirée, j'avais cuisiné pour vingt personnes et tout fait moi-même, c'était cool) en buvant juste une sangria et demi. La dernière fois que j'avais si peu bu à une fête, j'avais huit ans et demi. Non mais sérieusement, on s'amuse bien quand même sans alcool, on peut rappeler des souvenirs aux autres le lendemain, mais y'a pas dire : heureusement que certains avaient plus bu que moi. Avec alcool, la fête demeure bien plus folle.

Bref, pour en revenir aux branleurs. La semaine dernière, j'ai rencontré des gens d'autres disciplines à l'youfme. En l'occurence, des mecs. Des profs de sport, de sciences, des gens normaux quoi. Pour la pemière fois depuis la rentrée, j'avais en face de moi des gens cools qui avaient comme moi trouvé que l'année de stage ressemblait à une année de vacances. Ca fait du bien. Puis cette semaine, je suis redescendue sur terre lors de la réunion bilan des stagiaires en lettres. J'ai eu l'impression d'entendre ces connasses qui étaient dans ma classe en première et qui à chaque fois qu'un prof filait un contrôle s'exclamaient "on n'est pas des machines". J'ai cru que c'était juste histoire de gueuler (parce que pour la forme, je veux bien dire que j'ai eu trop de boulot histoire qu'on m'en donne encore moins par la suite), mais non, ces gens étaient des tocards. Je sais pas si la palme va à la nana qui n'a aucun risque de repiquer ou à la redoublante qui a envoyé 12000 documents. Je m'explique, notamment, nous devions envoyer au fil de l'année 5 dossiers contenant chacun environ deux documents (mais parfois un seul) de deux pages grand maximum chacun. Au final, donc, j'explique devant tout l'amphi que quand même avec quinze pages à rendre dans l'année, on n'était pas débordés, qu'ok, l'organisation était à chier mai qu'on ne pouvait pas dire qu'on avait trop travaillé (et je lance discrètement des petits "je suis la seule à avoir pas pris la formation au sérieux?"). Des nanas me répliquent que leurs dossiers font pour certains plus de cent pages. En bonne méchante que je suis, je riposte : "quand je demande à un élève 10 lignes maxi sur un sujet et qu'il m'en rends 15, même si c'est excellent, je lui enlève des points sur sa copie." Pour moi, elles ne savent pas respecter les consignes.

J'ai pas trop les gens de ma promo en fait.

Autre truc con : une nana explique que cette année, même si on n'a que 6 heures devant les élèves, la formation, la préparation des cours et la correction des copies lui prennent 40 heures par semaine. Je dis donc à un mec : "L'an prochain, elle va bosser 120h par semaine au moins, faut qu'elle arrête." C'est méchant mais je le pense vraiment.

D'accord, je suis quelqu'un d'assez, voire même de très organisé, j'ai déjà réussi à improviser des cours qui tenaient la route (j'en suis pas fière pour autant et ça reste exceptionnel), je prépare très vite car j'accumule les choses dans ma tête et au moment de bosser, je suis donc en général très efficace. J'ai toujours eu ce rapport complexe au travail. Je travaille sans le vouloir, tout le temps, en faisant autre chose et donc sans forcer. Et quand ça doit sortir ça sort. Par exemple, quand j'écrivais ma thèse, on pouvait avoir l'impression que j'en foutais pas une mais au final, il faut reconnaître que ces 900 pages, elles sont bien de moi.

Donc, le truc qui m'a énervé cette semaine : j'entends des nanas dire qu'elles sont d'accord pour bosser 35h semaine si elles sont sûres de ne rien avoir à faire en rentrant à la maison ni le week-end. Quelles connes! Elles n'ont rien compris. Ca ne marchera jamais comme ça. Moi, j'ai des idées de cours de textes à étudier qui me viennent le 5 août allongée sur une plage ou encore à 3h32 du matin devant internet. Si je suis prof, c'est parce que je peux gérer mon temps comme bon me semble en dehors de mes heures de présence au bahut.

Posté par lnpko à 18:50 - Inintéressant quotidien... - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 mai 2008

Me manquer...

Dans quelques semaines, dans quelques jours, je vais les quitter pour toujours. Mes élèves, mes 2nde 8, ceux qui compteront plus que tout parce qu'ils seront pour toujours mes véritables premiers élèves, la première classe dont j'aurai eu la responsabilité totale.

Je ne suis pas une prof extraordinaire, mais j'aime mes élèves. Vraiment. Ce n'est pas bien de dire cela, on nous répète depuis le début de l'année, à l'IUFM, que le prof n'est pas là pour se faire aimer. Pourtant, pour moi, cet amour est très important. Je détesterais qu'il ne m'aime pas ou, pire, leur être indifférente.

L'an prochain, je serai dans un autre établissement et ils continueront leur vie sans moi. Beaucoup m'oublieront. Certains se souviendront des livres étudiés cette année, j'en suis certaine. Ils oublieront Mlle Pko mais pas Thérèse Raquin (c'est fou le succès qu'a ce livre!) ni l'Ecume des jours. Ils repenseront peut-être un jour à cette prof un peu tordue qui leur avait fait lire plusieurs livres de Stephen King dans la même année et qui les faisait tellement écrire. Une prof qui notait selon un barême différent les bons et les moins bons, qui n'était pas très regardante sur les bavardages ni sur les retards mais qui se faisait écouter pendant de longs moments lorsqu'elle se mettait à leur lire des extraits de roman...

J'aime être prof, même si c'est fatigant, même si je ne suis pas une prof modèle. Ce serait dommage d'arrêter uniquement parce que ça paie mal...

Posté par lnpko à 00:14 - Ca c'est d'la prof! - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 mai 2008

C'était bien...

de tenir un blog. Mais là franchement, j'ai les boules : je viens de relire une bonne douzaine d'articles et ma vie me semblait beaucoup plus palpitante lorsque j'étais au Cap Vert. Parfois, la plage me manque, la douceur de vivre, l'insouciance de ma jeunesse qui s'évanouissant dans les nuits au Pirata...

Pourtant, je suis plus heureuse aujourd'hui et voilà ce qui compte!

J'ai fait le tour des blogs des gens qui me lisaient à l'époque : Il n'y en a quasiment aucun qui existe encore. Alors, je veux continuer le mien, en hommage à tous les disparus de la blogosphère qui passeront par là un jour : Sanjuro, LaBlonde, Clad (tu ne me lis plus??), Sixtine, Littletom et les autres, mes lecteurs assidus...

Posté par lnpko à 23:51 - Billets d'humeur - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 avril 2008

Un dîner presque parfait

En bonne ménagère de moins de cinquante ans, je regarde cette émission gentillette diffusée par M6 tous les soirs, en access-prime-time.

Je conseille vivement à ceux qui ne l'ont jamais vue de la mater cette semaine, notamment parce qu'elle se passe dans la ville la plus laide que j'ai jamais visitée : Marseille, mais en plus avec le plus gros connard du monde. Un mec qui me donne envie de mettre des claques à ma télé!

Posté par lnpko à 18:49 - Tu kiffes Thalassa, viens là!!! - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

29 avril 2008

Un blog sans post...

c'est vraiment trop triste. Mais bon, c'est que j'ai d'autres chats à fouetter, moi. D'abord, je suis en train de préparer mes muts pour l'an prochain. Le grand bordel, le gros n'importe quoi. Tout ce que je sais, c'est que j'ai de grandes chances de me retrouver remplaçante à 70 bornes de chez moi, ce qui ne me fait pas rêver. En même temps, si j'y réfléchis, même prof à deux kilomètres de chez moi avec de supers élèves, ça ne me fait pas rêver. Ce qui m'amène à mon deuxième point : que faire quand on se rend compte à 29 ans qu'on a envie d'autre chose. Premièrement (ce qui ne garantit pas qu'il y aura un "deuxièmement" mais maintenant que je suis prof, je me sens obligée de justifier ce genre de connerie!) : cibler ce que j'aimerais faire de ma vie, avant de penser dans quelques années à "ce que j'aurais aimé faire".

Pour cela, j'ai interrogé mon entourage. Je veux dire, dans ma famille proche, personne ne travaille par passion. Mes parents ont eu des carrières respectables mais dans des boulots où allaient les gens qui ne savaient pas quoi faire et qui voulaient bosser : la Poste et France Télécom. Je me souviens de ma mère disant à 50 ans qu'elle ne savait toujours pas ce qu'elle voulait faire comme métier. Un peu comme eux, j'ai choisi l'enseignement parce que mes études menaient directement à cela mais aussi parce que j'avais des facilités. Par facilité, j'ai fait un bac L, par facilité, j'ai fait des études de lettres, et par facilité à 5 km de chez pôpa-môman et encore par facilité, j'ai passé le concours. Je résume bien sûr. Entre temps, j'ai un peu baroudé. Aujourd'hui, je gagne un salaire honnête qui augmentera petit à petit mais ne sera jamais mirobolant. Il est, selon moi (mais je suis fort prétentieuse) bien en-deça de ce que je vaux réellement.

Mon frangin, le pichichi, est en train de faire un autre choix. Il ne gagne pas bien sa vie (c'est un euphémisme), mais travaille par passion. Je trouve ça cool. Ce qu'il y a de plus drôle, c'est que lui qui pourrait souvent faire figure d'imposteur (et dans son taf plus que jamais puisqu'il n'a pas fait d'école) est là-bas à sa place, grâce à son talent.

Comme quoi.

J'ai plusieurs pistes devant moi. J'ai 29 ans et j'ai décidé aujourd'hui, subitement, que je n'étais pas vieille. Qu'il était encore temps de faire autre chose que prof. Je ne peux pas rester comme ça des années. Alors je décide d'attendre quelques années avant de faire des enfants pour essayer avant de vivre un peu.

Quel métier choisir? Je veux avoir du temps pour moi mais si un boulot me passionnait, je pourrais y passer des heures. Je veux de l'argent, ça, c'est sûr, c'est trop chiant de devoir compter. Mes autres idées, en vrac :

- le domaine artistique, voire la pub, l'événementiel, l'infographie...

- un boulot dans un bureau, avec un ordinateur...

- du monde, pairs ou sous mes ordres, mais beaucoup de monde!

- si je reste dans l'EN, envie de grandes choses : faire des programmes, écrire des manuels, refaire le monde!

- écrire...

J'en suis là. Un peu nulle part. Quelque part dans le flou et c'est de ma faute : quand je suis en avion et que l'on traverse les nuages, je voudrais toujours que ça dure plus longtemps...

Posté par lnpko à 23:06 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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