25 octobre 2007
Y'a des jours...
Cette nuit, à 5h15, je dormais pas encore. J'ai pris la première chose que j'avais sous la main pour bouquiner : un livre de régime, et j'ai lu des recettes comme un conne jusqu'à en avoir mal au bide. Puis j'ai dormi. Le réveil a 10h était assez rock'n'roll, j'étais bizarrement en pleine forme, ce qui veut dire que je suis encore, quoi que les gens en pensent, dans le clan des jeunes.
Bref, journée terrible en cours : une heure de cours, à faire un atelier mémoire génial. Ils étaient enthousiastes (en même temps, quand la prof vous fait des jeux et a acheté un paquet de régalad - et mais pas des covers de régalad, des vrais de la marque! - rien que pour vous, et qu'encore en plus en plus, c'est la plus belle prof du lycée - n'y voit aucun second degré, lecteur! - et bien t'as de quoi être enthousiaste.
Et puis, la journée est passée. Bien. Tranquille. J'ai fait une belle mosaïque aux couleurs de l'Afrique, visité un appart' décoré par des Afghans, et j'ai eu peur car les murs étaient en bois (et le reste en feuilles).
Ensuite, j'ai mangé du poulet au miel et au vinaigre balsamique, mais j'ai un peu foiré la sauce, et je suis rentrée tôt chez moi afin de me poser... Pour finir, je suis vraiment explosée et je ne sais pas ce qui m'attend à la télé ce soir (l'angoisse!! c'était tellement bon hier, j'ai peur que ce soir ne soit pas à la hauteur)!
A pluche, Jérôme! (et ceux qui comprennent sont très très forts...)
18 octobre 2007
Rio de janvier, Bernard Lavilliers...
Comprenne qui pourra. Aujourd'hui, j'ai vécu l'humiliation suprême : non, je ne suis pas allée en cours avec mes chaussons (Dieu sait pourtant - quelle expression de merde - combien de fois j'en ai rêvé!), je ne suis pas non plus fait cracher à la face par un clochard, et aucune vendeuse ne m'a dit d'essayer un vêtement en 42... tout simplement, j'ai perdu au blind test. Il faut savoir qu'à la base, je ne suis pas mauvaise au blind test, mais pas hyper forte non plus, mais là, vu l'adversaire, je pensais vraiment le pulvériser... Pfff, j'ai perdu au blind test contre mon père. Enfin, bien sûr, Pichichi qui organisait le match était de connivence avec le daron et il y a eu de la triche. N'empêche, j'l'ai toujours pas digéré.
Aujourd'hui, c'était encore du grand PKO à la maison. Mon père est revenu de son premier repas de retraité (nan il est pas vieux lâchez-nous avec ça!) avec un pote. Et oui, le petit chenapan n'avait pas pris son véhicule, il a retenu les leçons pour quiconque veut rentrer serein. Bref, il se pointe avec son pote, et le pote a dû se dire "c'est quoi cette famille de fous". A savoir, nous prenions les trois quarts de la table, moi avec ma mosaïque et le pichichi sur le laptop, écoutant tranquillement des chansons d'Elmer food beat en riant gentiment. Nous avions, comme très souvent, moins de douze ans. On aurait pu nous prendre pour deux bons branleurs. C'était sans compter l'intervention téléphonique d'un troisième lardon - et Dieu (encore lui, putain!) sait que c'est approprié pour parler de lui, mdr - alias le frérot, alias alpko, alias monsieur Patalon, alias mister "chuis crevé". Coup de fil monumental de deux secondes efficaces où il me fit part de deux réflexions : il avait fait la grève, ce branleur, juste pour ne pas aller bosser, et il pensait qu'on devrait sous-titrer ce gros trou du cul de Bernard Laporte. Pas faux.
Sinon, là, je mate une émission à la con sur la tnt, présentée par Elsa Fayer qui a un décolleté de pute et des seins qui tombent (ça me fait mal pour elle). Les invités, c'est du lourd : Vincent MacDoom, Eve Angéli et Benjamin des Queer, putain, j'en arriverais presque à regretter Patrick Bosso, Véronika Loubry et Alexandra Bronckers!
J'aime bien n'avoir rien à dire. Ah si, avec Pichichi, aujourd'hui, on a eu l'idée d'un gros projet littéraire. Mais bon, je vais attendre un peu pour vous en reparler. D'ailleurs, les projets les meilleurs ne sont souvent jamais lancés... Je dois aller me sustenter, ciao les potos.
J'ai kiffé...
Mais à l'époque, on disait pas "kiffer"... enfin bref, j'ai aimé mon adolescence à un point ahurissant, vraiment, j'ai profité à fond de chaque moment et de 12 à 22 ans, ma vie n'a été qu'une grande période de plaisir et de bonheur permanent. Qui peut en dire autant? Et même avant, et même après, c'était bon, mais la vie de collégienne-lycéenne-étudiante, c'était quand même quelque chose.
Tout ça pour vous dire qu'hier, j'ai eu une formation concernant la distance que l'on doit prendre avec les élèves. Je ne trouve pas ça super grave de ne pas avoir trop de distance... En bref, ce qui me semble important, c'est de vraiment bien maîtriser mon sujet. Quel que soit le niveau et le milieu d'où viennent les cocos, ce qui est primordial, c'est qu'ils aient l'impression que la prof a tellement réponse à tout que même le plus gros tocard de la classe (il y a dans toutes les classes un imbécile qui cherche à "piéger" la prof) ne cherchera plus à la mettre à mal. Que ce soit avec mes très bons élèves de cette année ou les beaucoup moins bons de l'an passé (sauf le respect que je leur dois), je remarque que si je maîtrise à fond mon cours, ils me respectent. A partir du moment où ils me respectent, la distance et le reste, on s'en branle. Faire un cours complet, balèze, mais en m'assurant que chacun a compris l'essentiel, et que même les meilleurs ont pigé un nouveau truc à chaque heure, c'est ça, l'essentiel. Là, j'ai fait mon boulot.
J'ai compris un truc par rapport à mon blog : je suis pas libre parce que j'aimerais balancer sur des gens de mon entourage mais ils connaissent l'adresse de ce blog, j'l'avais donné à tout le monde quand j'étais à Sal, et maintenant, je le regrette.
Aujourd'hui, je suis tombée sur un mec que je connais à la fac. Un gars bizarre que je voyais vers 1998. Un pote (enfin, pas vraiment un pote, le genre de gars qui était un peu pote avec mon ex et que je croise deux fois par an à Carrefour, vous voyez le genre), donc ce pote me parle de son taf. Il taffe sur la radio de la fac. Il me parle d'une émission en me disant globalement : "Tiens, tu te rappelles, t'aimais bien l'émission X, et bien c'est le mec là-bas qui l'animait." Et là, dans ma tête, je me suis souvenu d'une émission hallucinante sur laquelle j'étais tombée y'a un an environ, par hasard, un après-midi dans ma caisse, car je n'écoute ma radio que dans ma caisse, et cette émission était tellement barrée (l'animateur interroge un inconnu pendant plus d'une heure sur sa relation aux autres, voilà le pitch) que ça m'avait marqué. Déjà, quelques semaines plus tôt, à midi sur les mêmes ondes, j'avais entendu sur une musique genre trip hop le texte d'American Psycho. Bref (comme dirait Pépin), quelques jours plus tard, je capte sur msn le pote de la radio et comme j'aime bien faire des compliments aux gens, je lui dis que je suis tombée là-dessus, mais sans trop complimenter... Et là, donc, me voilà présenter à l'animateur. Sauf que mon pote se casse et me voici seule avec ce chauve donc je lui balance : "Alors c'était toi qui présentait X"? Et là, le mec était vraiment heureux, genre, c'était la reconnaissance, le moment de gloire qu'il attendait depuis des lustres, il a même convié un pote pour que je répète ma phrase pourtant bien anodine. J'étais leur seule auditrice (en même temps, personne n'écoute cette radio, la preuve, un matin où la fréquence était bloquée dans ma titine, au bout de 20 min à entendre les jérémiades de l'animateur pour faire gagner un cd, j'ai appelé pour qu'il arrête et j'ai gagné le cd, jamais ouvert depuis). Mais ce chauve me disait quelque chose. Et moi aussi je lui disais quelque chose. Genre on était les deux seuls dans la grande pièce (et même sur tout le campus, en creusant bien) à avoir connu la fac dans les années 1990! Bref, ce mec n'est pas antipathique (les chauves le sont très rarement) et comme moi je suis plutôt naïve, il a chopé en deux minutes mon numéro de portable et mon courriel. Et oui, je vous le donne en mille, je vais être l'invitée de son émission pour parler de mon rapport avec les autres pendant une heure trente. En plus, la radio émet sur le ternet uniquement, pour l'année qui vient, et du coup, je vous ferai signe, ça risque d'être grandiose! Et deux minutes encore après après, et bien il me proposait un poste dans son spectacle de café-théâtre, dans LA troupe que j'ai admirée durant toutes mes années fac! C'est cool. Bon, un peu moins si l'on considère que lundi, j'ai un premier cours dans une autre troupe, mais je ne sais pas ce qui me plaît le plus (sans doute que je ne ferai ni l'un ni l'autre, comme d'hab!), jusque là, lundi, c'est impro théâtrale, j'aime bien en tant que spectatrice, mais pour jouer, je sais pas si ça va me plaire (j'ai pas peur de monter sur scène, c'est sûr, tant qu'il s'agit de me donner en spectacle, j'adooore, mais bon, partager l'affiche, moyen moyen, et j'ai peur qu'ils ne soient pas très drôles...).
En attendant, bonne nuit
15 octobre 2007
Valderama
Va vraiment te faire foutre. Et "branchouille", tu pouvais pas plus mal tomber pour me qualifier, petit parigot méprisable. Si tu savais comme je peux facilement éprouver de la haine pour des gens comme toi (malheur à ta famille, je te souhaite une belle lignée d'accidents et d'incidents en tout genre sur quelques générations...)
Je n'ai aucune envie de gloire, bien au contraire, et la présence même du nom de cet enfoiré de Moix me met hors de moi, et me fait supposer qu'il y a un lien et que tu n'es pas ici par hasard.
Bref, si tu cherches de la branchouille et de la démago comme tu dois si bien l'aimer (quelle grosse merde que le politiquement incorrect, en passant, on peut pas avoir un blog juste pour rire, crétin??), casse-toi de là, connard!
11 octobre 2007
Parfois...
Parfois, je me promène en ville, ou je suis en voiture, dans le bus, je fais les courses ou erre à l'youfme... et alors, je suis prise par ce sentiment de "déjà-vu". Le plus souvent, j'ai l'impression de croiser quelqu'un qui faisait partie de ma vie quotidienne au Cap Vert. Je suis surprise, choquée même, et m'apprête à le saluer, quand, au dernier moment, je réalise que cela n'est pas possible.
Il est difficile d'imaginer que ceux qui ont constitué absolument toute ma vie durant une année ne sont plus que des souvenirs, avec lesquels je n'ai aucun contact... à quelques exceptions près... J'y pense parfois, par hasard toujours. S'il m'arrive d'être sur internet un samedi soir, seul devant mon écran, alors je me revois un an et demi en arrière, en train de poster mes mésaventures exotiques sur ce blog, avant de rejoindre mes collègues de travail à la discothèque de l'hôtel afin de profiter des caïpirinhas gratuites, puis de filer au Chill Out boire des chupitos, ou au Calema... pour se finir au Pirata pour une nuit de folie.
Ma vie a tant changé...
Ma vie actuelle est très proche de la vie dont j'ai longtemps rêvé. J'ai la chance d'être avec quelqu'un qui est très gentil avec moi, et je réalise jour après jour que c'est ce qu'il me fallait, de la vraie gentillesse, quelqu'un qui trouve normal d'aimer l'autre, de le protéger, de ne pas le considérer comme un pote... J'ai en plus la chance qu'il soit très beau, et, lorsque vient la nuit et qu'il trouve le sommeil avant moi, je peux admirer son visage pendant des heures. Nous nous connaissons depuis neuf ans. Et avons si souvent entendu parler l'un de l'autre! Alors souvent, nous avons des accès de clairvoyance : nous nous regardons, et l'un appelle l'autre par son prénom et son nom de famille. Comme pour se dire "c'est donc bien toi celui/celle qui m'étais destiné(e)". Lorsque j'avais six ans, et même peut-être avant, je voulais être maîtresse, et dès que j'ai appris, en primaire sans doute, qu'il existait des profs n'enseignant que le français, j'ai décidé de faire ce métier. Je l'exerce aujourd'hui, et même si ce ne sera sans doute pas pour toujours, j'y prends un grand plaisir... Je voulais ne jamais oublier l'enfant que j'étais, ni l'ado... J'ai dû le penser si fort que je ne suis jamais complètement devenue adulte.
07 octobre 2007
J'crois qu'i m'bride
Ah, fut un temps, j'écrivais des tonnes d'articles, je racontais tout tout tout... et puis, là, passage à vide...
J'ai analysé les raisons de mon absence, et je pense que c'est grâce au dernier article de pichichi que je peux vraiment expliquer pourquoi je n'ai plus eu grand-chose à dire : c'est l'amour...
Je vais extrêmement bien en ce moment. J'veux dire, sentimentalement parlant. Et c'est difficile d'en parler. Le bonheur ne doit pas être vendeur, et puis, c'est bien connu, les plus belles chansons d'amour, ce sont celles sur les ruptures, pas sur les coups de foudre. (D'ailleurs, pour ma séquence sur Thérèse Raquin, je galère à chercher des chansons qui évoquent des rencontres amoureuses)...
J'ai pensé, parce que le monde entier le disait, que les disputes étaient nécessaires dans un couple. La semaine prochaine, cela fera un an que mon amoureux et moi nous sommes retrouvés, et nous ne nous sommes jamais disputés. Vous ne pouvez pas imaginer à quel point cette relation m'apaise. Je ne pense pourtant pas qu'il s'agisse de quelqu'un de particulièrement calme, quant à moi, j'ai été élevée aux coups de sang, dans une famille où la plus belle preuve d'amour est d'inviter à une activité commune (autour d'une bouffe ou d'un plateau de jeu, bien sûr) quelqu'un qui vient de vous traiter de salope ou de connard. Mais ensemble, ça marche. Rien à expliquer d'autre.
Ca me fait penser à une chanson conne, l'amour fait souvent penser à des chansons connes : Je ne vous parlerai pas d'elle de Goldman. Tout est plus facile à dire qu'expliquer pourquoi je l'aime. J'aimerais pourtant essayer de définir ce serrement de gorge à chacune de nos rencontres, mon envie de croire à l'éternité des sentiments, les regards qui m'électrisent.
La vie peut parfois paraître compliquée. Et puis quelqu'un arrive, et soudain, tout devient plus facile. Je suis devenue une adepte du "pas grave". Je profite de chaque instant, jouis de chaque minute, en sa compagnie, bien sûr, mais également seule, allez savoir pourquoi...
Je suis heureuse...
Et j'essaierai d'en dire plus... un jour...
05 octobre 2007
C'qu'il est blême, mon HLM
On dirait que ça me reprend de bloguer. Par contre, j'aime pas du tout mon blog, je ne le regarde jamais, et le pichichi m'en a fait la remarque, ça craint, tout ce vert! Pareil, je fais plein de fautes, uniquement parce que j'écris au kilomètre, sans jamais me relire!
A part ça, je vous fais part du truc louche de la soirée (en dehors du taré obèse et vieux qui m'a collé aux courses en fredonnant : "Martine Martine, la voiture et ses clefs..." et qui a explosé de rire lorsque je me suis retournée pour voir sa tronche d'ahuri) : voilà mon truc louche. Mon voisin du dessous est sorti dans la cour au moment où je me garais, vers 19h. Il avait l'air super speed, genre défoncé au crack avec les yeux tout rouges. Il était torse nu, et il a marché super vite jusqu'à la poubelle, pour y jeter un sac en plastique dans lequel se trouvait des sapes (genre tee-shirt ou chemise, bref, de la sape molle), qui avaient l'air lourdes (mouillées? tâchées de sang?). Depuis quelques heures, donc, j'attends que les flics se pointent... Et je ne dirai rien...
Dans le bus...
Un jour, Clad avait fait un article sur son bus. Moi, c'est un livre que je pourrais écrire sur le même sujet. Dans mon bus, y'a vraiment toute la misère du monde. Franchement, je pense être la seule personne à peu près normale à le prendre, et cette perspective me pousse à remettre en compte cette dite normalité.
Dans mon bus, le matin, il y a une gamine de douze-treize ans, très très moche, avec des lunettes à verres épais (je pensais même plus que ça existait, à vrai dire!), un appareil dentaire à bagouzes argentées, des cheveux gras - enfin, non, pire, je crois qu'elle met du gel à fond tous les jours pour leur donner un aspect mouillés, vous voyez?-, elle est très maigrichonne, avec une bouche toujours bée et habillée en pauvre (oui, c'est hyper méchant ce que je dis là, mais bon, l'autre jour, elle avait une veste de baïkal!, si là, je peux pas dire qu'elle était habillée en pauvre, quand utiliser l'expression??). Pour compléter le tableau, elle est accompagnée tous les matins par sa mère, une pauvre handicapée - pas du gros handicap, juste des béquilles, sinon, je vannerais pas, bien sûr! - aux cheveux en brosse, qui ressemble vraiment à un homme, vêtue quotidiennement de l'improbable sweat-shirt rouge du FCR et chaussées de claquettes qu'elle porte avec des chaussettes. La mère gueule sur sa fille mais n'a aucune autorité. Elle braille histoire de montrer que c'est elle la mère, et de faire comprendre aux gens qui l'entourent qu'elle maîtrise une situation qui en fait lui échappe complètement. Bref, la gamine fait la loi. Genre, ce matin, elle se promenait dans le bus avec les béquilles, et du coup, franchement, j'ai trouvé ça très drôle, elles ne sont pas descendues au même arrêt. Très souvent, le mère essaie de parler aux autres passagers du bus, mais bien entendu, à part moi, personne ne lui cause. La gamine me fait rire. Déjà, son physique vaudrait à lui seul une page dans le Larousse pour illustrer l'adjectif "hideux". Mais en plus, elle se la pète. Ce matin, sa mère braille "Aurélie, j'vais t'en coller une" (sans aucune raison, juste pour montrer que c'est elle la chef) et la gamine répond "ouais, moi, j'vais t'en coller une"... et la mère de répondre gentiment, ce qui fait tout le comique de la situation "T'as bien raison, p'tit bout!).
Je ne sais pas qui elles sont, mais ce que je sais encore moins, c'est où elles vont, surtout à une heure où la gosse devrait être en cours (déformation professionnelle).
Bref, la vie est étrange.
Dans mon bus, cette aprèm, y'a des mecs d'une vingtaine d'années complètement bourrés qui sont entrés, ça puait l'alcool, d'une force incroyable. Ils ont ouvert toutes les vitres et ont hurlé "On est Alqagnagna (note de l'auteur, je ne veux pas avoir un nouveau mot-clef et exploser mon taux de visite à Kaboul!), on va tout faire péter, le bus va sauter. Et bien les gens sont descendus, mais calmement. C'était très drôle, car les gens sont descendus comme si de rien n'était alors qu'ils devaient flipper, les cons, puisque je les avais vu monter un arrêt plus tôt et qu'on me la fait pas à moi, personne ne prend le bus pour un arrêt! Seuls sont restés dans le bus trois vieux qui n'avaient rien compris, le chauffeur, et moi. Et moi, bien tranquille, je lisais une pub pour l'immobilier au milieu de ces joyeux fanfarons. Jusqu'à ce que l'un tente de me faire peur en disant tout haut à ses potes : "Vas-y pourquoi elle a pas flippé, c'est une daronne ou quoi? - Mais non, elle est jeune. - Vas-y on va la violer pis on va faire un film. Tektonik!" Rassurez-vous, je suis sortie à mon arrêt et eux sont restés dans le bus.
Ce qu'il y a de marrant, dans le bus, c'est d'observer tous ces gens, de réaliser la différence entre cette réalité et la remarque la plus lolesque jamais entendue à la télé, que j'ai récolté hier soir devant l'émission littéraire de direct 8 : "De nos jours, enfin, disons depuis mille ans..." Qui est le plus fou?? Où allons-nous?
03 octobre 2007
Keywords...
Trop fort, y'a des gens qui sont arrivés là en tapant : "j'aime les grosses anglaises un peu putes" (bah chuis là, mon gaillard!) et "retrouvée toute nue chez mon pharmacien : la honte!". Ce dernier m'inquiète vraiment parce que j'ai du mal à le comprendre. Est-ce qu'elle s'est retrouvée ou est-ce qu'elle a été retrouvée nue chez son pharmacien, sans rien comprendre, après un malaise ou un truc dans le genre. C'est bizarre quand même.
Deux pour le prix d'un!
Une maman m'a dit : "Merci d'avoir réconcilié mon fils avec le français". Waoh, le pied, peut-être que j'entendrai pas ça deux fois dans ma carrière. Je savoure!
Bon je m'arrête...
Non, je continue...
Ok mais bientôt...