30 avril 2008
Un dîner presque parfait
En bonne ménagère de moins de cinquante ans, je regarde cette émission gentillette diffusée par M6 tous les soirs, en access-prime-time.
Je conseille vivement à ceux qui ne l'ont jamais vue de la mater cette semaine, notamment parce qu'elle se passe dans la ville la plus laide que j'ai jamais visitée : Marseille, mais en plus avec le plus gros connard du monde. Un mec qui me donne envie de mettre des claques à ma télé!
29 avril 2008
Un blog sans post...
c'est vraiment trop triste. Mais bon, c'est que j'ai d'autres chats à fouetter, moi. D'abord, je suis en train de préparer mes muts pour l'an prochain. Le grand bordel, le gros n'importe quoi. Tout ce que je sais, c'est que j'ai de grandes chances de me retrouver remplaçante à 70 bornes de chez moi, ce qui ne me fait pas rêver. En même temps, si j'y réfléchis, même prof à deux kilomètres de chez moi avec de supers élèves, ça ne me fait pas rêver. Ce qui m'amène à mon deuxième point : que faire quand on se rend compte à 29 ans qu'on a envie d'autre chose. Premièrement (ce qui ne garantit pas qu'il y aura un "deuxièmement" mais maintenant que je suis prof, je me sens obligée de justifier ce genre de connerie!) : cibler ce que j'aimerais faire de ma vie, avant de penser dans quelques années à "ce que j'aurais aimé faire".
Pour cela, j'ai interrogé mon entourage. Je veux dire, dans ma famille proche, personne ne travaille par passion. Mes parents ont eu des carrières respectables mais dans des boulots où allaient les gens qui ne savaient pas quoi faire et qui voulaient bosser : la Poste et France Télécom. Je me souviens de ma mère disant à 50 ans qu'elle ne savait toujours pas ce qu'elle voulait faire comme métier. Un peu comme eux, j'ai choisi l'enseignement parce que mes études menaient directement à cela mais aussi parce que j'avais des facilités. Par facilité, j'ai fait un bac L, par facilité, j'ai fait des études de lettres, et par facilité à 5 km de chez pôpa-môman et encore par facilité, j'ai passé le concours. Je résume bien sûr. Entre temps, j'ai un peu baroudé. Aujourd'hui, je gagne un salaire honnête qui augmentera petit à petit mais ne sera jamais mirobolant. Il est, selon moi (mais je suis fort prétentieuse) bien en-deça de ce que je vaux réellement.
Mon frangin, le pichichi, est en train de faire un autre choix. Il ne gagne pas bien sa vie (c'est un euphémisme), mais travaille par passion. Je trouve ça cool. Ce qu'il y a de plus drôle, c'est que lui qui pourrait souvent faire figure d'imposteur (et dans son taf plus que jamais puisqu'il n'a pas fait d'école) est là-bas à sa place, grâce à son talent.
Comme quoi.
J'ai plusieurs pistes devant moi. J'ai 29 ans et j'ai décidé aujourd'hui, subitement, que je n'étais pas vieille. Qu'il était encore temps de faire autre chose que prof. Je ne peux pas rester comme ça des années. Alors je décide d'attendre quelques années avant de faire des enfants pour essayer avant de vivre un peu.
Quel métier choisir? Je veux avoir du temps pour moi mais si un boulot me passionnait, je pourrais y passer des heures. Je veux de l'argent, ça, c'est sûr, c'est trop chiant de devoir compter. Mes autres idées, en vrac :
- le domaine artistique, voire la pub, l'événementiel, l'infographie...
- un boulot dans un bureau, avec un ordinateur...
- du monde, pairs ou sous mes ordres, mais beaucoup de monde!
- si je reste dans l'EN, envie de grandes choses : faire des programmes, écrire des manuels, refaire le monde!
- écrire...
J'en suis là. Un peu nulle part. Quelque part dans le flou et c'est de ma faute : quand je suis en avion et que l'on traverse les nuages, je voudrais toujours que ça dure plus longtemps...