Le blog d'Hélène PKo

Un blog qui déchire, avec du Cap Vert, une assoc' anti-Zazie et de la haine à l'intérieur!

11 octobre 2007

Parfois...

  Parfois, je me promène en ville, ou je suis en voiture, dans le bus, je fais les courses ou erre à l'youfme... et alors, je suis prise par ce sentiment de "déjà-vu". Le plus souvent, j'ai l'impression de croiser quelqu'un qui faisait partie de ma vie quotidienne au Cap Vert. Je suis surprise, choquée même, et m'apprête à le saluer, quand, au dernier moment, je réalise que cela n'est pas possible.

  Il est difficile d'imaginer que ceux qui ont constitué absolument toute ma vie durant une année ne sont plus que des souvenirs, avec lesquels je n'ai aucun contact... à quelques exceptions près... J'y pense parfois, par hasard toujours. S'il m'arrive d'être sur internet un samedi soir, seul devant mon écran, alors je me revois un an et demi en arrière, en train de poster mes mésaventures exotiques sur ce blog, avant de rejoindre mes collègues de travail à la discothèque de l'hôtel afin de profiter des caïpirinhas gratuites, puis de filer au Chill Out boire des chupitos, ou au Calema... pour se finir au Pirata pour une nuit de folie.

  Ma vie a tant changé...

  Ma vie actuelle est très proche de la vie dont j'ai longtemps rêvé. J'ai la chance d'être avec quelqu'un qui est très gentil avec moi, et je réalise jour après jour que c'est ce qu'il me fallait, de la vraie gentillesse, quelqu'un qui trouve normal d'aimer l'autre, de le protéger, de ne pas le considérer comme un pote... J'ai en plus la chance qu'il soit très beau, et, lorsque vient la nuit et qu'il trouve le sommeil avant moi, je peux admirer son visage pendant des heures. Nous nous connaissons depuis neuf ans. Et avons si souvent entendu parler l'un de l'autre! Alors souvent, nous avons des accès de clairvoyance : nous nous regardons, et l'un appelle l'autre par son prénom et son nom de famille. Comme pour se dire "c'est donc bien toi celui/celle qui m'étais destiné(e)". Lorsque j'avais six ans, et même peut-être avant, je voulais être maîtresse, et dès que j'ai appris, en primaire sans doute, qu'il existait des profs n'enseignant que le français, j'ai décidé de faire ce métier. Je l'exerce aujourd'hui, et même si ce ne sera sans doute pas pour toujours, j'y prends un grand plaisir... Je voulais ne jamais oublier l'enfant que j'étais, ni l'ado... J'ai dû le penser si fort que je ne suis jamais complètement devenue adulte.

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16 août 2006

Incroyable!

Incroyable... Vous vous rappelez mon dernier message, hein?

Et aujourd'hui, à l'aéroport de Praia, sur l'île de Santiago, qui je vois? Et bien lui, Jacky des Neg Marrons! La surprise. Bon, à part ça, nous n'avons pas aimé du tout Praia, mais le reste de l'île, sous une pluie battante, était tout de même sympa.

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Je n'ai pas réussi à repousser mon départ de Sal, et rentrerai donc en France, sauf miracle, le 18! Mais bon, j'ai presque terminé tout ce que j'avais à faire ici (I did my job! lol), avec pour couronner le tout des adieux à Saï, chez lui, sur son invitation (pour plus de détails, notamment les personnes appréciant la caïpirinha salée, merci de me contacter par mail ou téléphone, mdr).

Il me reste à faire mes tresses, envoyer des cartes postales (la honte, après plus de sept mois ici!), demander au chef cuisto de l'hôtel la moitié de ses recettes, revoir mon Mexicain préféré pour prendre son contact, et faire le tour de l'île en pick up avec mon frère... Programme réalisable!

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29 juin 2006

Ma PP (Pétasse Préférée)

Ma pétasse préférée n'a pas de nom, alors, c'est ma PP. Je la vois presque tous les midis, parce qu'elle grignote dans le resto où je mange. PP est blonde, mais attention, c'est une pauvre blonde, qui tire sur le jaune. Elle a des problèmes de peau, et une bouche de babouin, mais je dois avouer que son corps, un peu maigrichon, est tout de fois bien proportionné.

PP est commerciale, elle vend des maisons à des anglais en vacances. Et PP se croit encore à Londres (car oui, PP est anglaise, enfin je trouve, beaucoup de choses dans son look et ses attitudes un chouia trop vulgaires me le laissent penser). Alors, quand PP a des rendez-vous d'enfer, PP s'habille en working girl et sur ma plage, elle a l'air franchement ridicule. Elle portait avant-hier de magnifiques chaussures à talons de marques (elle ne porte que des marques), une jupe noire en jersey moulante et une chemisier blanc qui laissait entrevoir de magnifiques auréoles allant presque jusqu'aux coudes. Ses chaussures s'enfonçaient dans le sable, et elle continuait, moi, je m'amusais à la regarder. Comme en plus ses clients sont en général de gros anglais crades et de sexe masculin, ils ne pensaient pas à la pauvre galère de ma PP.

Aujourd'hui, PP m'a énervée. Elle avait un tailleur, sur la plage, cherchez l'erreur (parfois, quand je regarde ma PP, j'ai envie de jouer au jeu des 7 erreurs) et mangeait avec deux grosses anglaises. Vraiment grosses, je veux dire, bien plus que moi. Et voilà les dames qui entre deux négociations, parlent, comme toutes les femmes, de leur poids. Elles ont encore grossi, mais bon, c'est les vacances, on va pas se priver, nanani,,nanana... et donc, elles se prennent un club sandwich + frites + mayo avec un coca non light, et ma PP, 47 kgs toute mouillée, qui leur dit, en picorant son omelette-salade-san Pellegrino (elle ne mange jamais autre chose) : "Moi j'ai de la chance, je peux avaler ce que je veux, je bouge pas!"

Pfff, pétasse!

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21 juin 2006

Assiette Beach Club.

dscn0660En photo, ça rend sans doute moins bien, mais bon, voilà tout de même un petit aperçu de ce que j'ai mangé ce midi, et que je mange environ deux fois par semaine. Je pense que c'est assez équilibré (même si on a l'impression qu'il y a beaucoup d'huile, c'est vraiment une fausse impression!).

Donc, c'est l'assiette du club de la plage, pour traduire, et elle est composée de :

  • trois gambas,
  • du taboulé, mais sans menthe,
  • du carpaccio de thon,
  • du carpaccio de wahoo,
  • du poivron mariné (excellent)
  • quelques tranches de concombre, de tomate, du citron, de la mayo...

Hmm, je suis sûre que vous bavez devant votre écran. Je pense que dans quelques mois, fin août par exemple, lorsqu'il fera encore bien chaud en France, des petits plaisirs dans le genre de celui-là me manqueront. En attendant, j'en profite, et ce soir, je vais me régaler de lasagnes à la florentine. (lasagnes poulet et épinards, seul plat servi ici à contenir béchamel et fromage!!!)

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06 juin 2006

Internet au Cap Vert, une longue histoire!

Bon, je voulais juste rassurer mes proches... oui, tout va bien. Mais à part canalblog, je n'arrive à rien en ce moment sur internet. Ni MSN, ni ma boîte chez Voilà, c'est la misère, j'ai du boulot à faire et rien ne marche, tant pis, j'avance mon roman et je vous écris quelques petites conneries!

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27 mai 2006

Eu toquei no céu...

Ce très joli titre a été piqué à mon ami brésilien Daniel, qui a réalisé le rêve de toucher un singe hier! J'ai toujours adoré rencontrer des gens différents, voyager... et ici, je suis servie. Je n'ai pas beaucoup d'adresses sur MSN par rapport à certains, mais grâce à ce moyen de communication génial, je reste en contact avec ceux que j'aime le plus... "I believe I can fly, I believe I can touch the sky"... Parfois dans la vie, tout semble possible... Cela m'arrive souvent après des périodes de petites déprimes : je pense alors que tout peut m'arriver, et je crois en moi et en mon bel avenir plus que jamais. Que ce soit dans mes nuits ou tout au long de mes journées, je rêve, au sens propre autant qu'au familier, et hier, j'ai relevé cette petite phrase qui m'a beaucoup plu : "Il y a une vraie grâce à savoir encore rêver"

                      dscn0522

Il est exceptionnel que je passe une nuit sans faire de rêve, ou du moins, sans m'en souvenir... Et ce sont très rarement des cauchemards. J'y suis presque toujours bien, heureuse, ou embrigadée dans de folles aventures.

J'ai lu un jour un article intitulé "Comment se souvenir de ses rêves?", pas pour y arriver mais pour comprendre pourquoi ce qui était systématique chez moi ne l'était pas chez la plupart de mes amis. Les conseils donnés dans ce magazine m'ont semblé très juste puisque sans le savoir, je les appliquais tous! (entre autres : il faut avoir du temps devant soi, et s'endormir sans penser à son boulot, ou ses amours, ou quoique ce soit qui puisse être trop problématique ou trop extrême! Fermer les yeux aussi en sachant que l'on ne sera pas fatiguée au réveil, parce que l'on dort plus de huit heures, par exemple, ou qu'on a fait une sieste dans la journée... Les gens qui boivent plus de deux litres par jour, et dont je fais partie, ont aussi plus de chances que les autres...)

Je rêve aussi ma vie quotidienne, dans des souhaits très hétérogènes, du plus au moins réalisables. Mais laissez-moi rêver. Même si vous avez perdu cette grâce enfantine, cette magie qu'il y a à croire que tout est encore possible, vous ne pourrez m'en empêcher...

Signé : la fille la plus optimiste de la Terre... (qui fait même partie des seuls 5% de Français qui font confiance au PS pour sauver le pays!)

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Vie quotidienne.

Petites phrases entendues dans la journée et dans la soirée. Armée de mon calepin, j'ai retranscrit le plus fidèlement possible. Imaginez ce que ça donnerait sur une semaine, un mois ou un an!... Voici donc quelques bons mots entendus aujourd'hui, pires que dans les films ou les livres... petit florilège, en VO ou en VF, selon la saveur, d'une journée ici!

"Oui, y'a un p'tit bonhomme dessiné auprès de la porte, ça doit être les toilettes."

"Non, je baise plus, moi, j'ai arrêté"

"Mamour, ta mère elle est morte quand t'avais trois ans ou cinq ans?" (une femme à son mari situé à l'autre bout du resto!)

"C'était quoi, ton plus et ton moins, dans la journée d'hier?" (mon élève)

"On le voit plus le polonais, depuis que t'as couché avec? - Il est pas polonais, il est tchèque!"

"Oui, bah si j'aime pas ce genre de soirée, c'est pour les mêmes raisons que tu as toi de les aimer"

"You love him? He told me that he loves you! Why don't you fuck together?"

"C'est en Pologne, Prague?"

"You're really from Wales? That's so funny! Just last saturday, I was fucking with a boy from Wales...!"

"Ségolène Royal is a very beautiful young woman" (nationalité du locuteur inconnue!)

"Moi, j'ai 30... euh 28, euh non, moi, tu veux dire? Non, moi j'ai 26 ans!"

"Pourquoi les Irlandais sont tous des fils de putes?"

"Oh, you're french! I'm from Belgium, maybe we could continue our conversation in french?"

"Seven, it's like in mille novecento ottenta... - No, I don't think!"

"Tu te rends compte, elle a trois gosses et elle met encore des pantalons taille basse!"

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26 mai 2006

Les départs

Sur mon île, il y a deux saisons : la saison du surf, qui s'étend d'octobre à avril-mai, et la saison sans surf, le reste de l'année. Du coup, beaucoup de personnes viennent de tous les pays faire les saisons ici, et ce week-end, les derniers d'entre eux rentrent pour passer l'été dans des destinations exotiques, ou tout simplement en Allemagne, en Suisse, en France... refaire le plein de famille et d'amis avant de revenir ici dans cinq ou six mois.

Nous allons donc rester "entre nous" pour l'été! C'est étrange. Je fais le bilan et réalise que j'ai rencontré une tonne de personnes depuis mon arrivée, dont beaucoup qui sont déjà parties et ne se souviennent sans doute pas de moi, puisque moi-même j'en ai oubliées pas mal! La vie ici passe à une vitesse folle, on s'attache, on se détache ; pendant un mois, tout le monde va dans le même bar, puis il n'est plus à la mode... Les relations se font et se défont, les amitiés, les amours... J'ai parfois l'impression d'assister à ce spectacle de l'extérieur, et effectivement, la valse des relations personnelles sur mon île inspire en grande partie certains chapitres de mon roman.

Ainsi va la vie sur mon île...

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21 mai 2006

Samedi soir

Tous les samedis soirs, c'est le buffet capverdien, tous les samedis soirs, la discothèque de l'hôtel est ouverte, tous les samedis soirs, le personnel au grand complet est de sortie!

Voilà ma tronche du soir, quand même... histoire de rendre ce post un peu plus intéressant...

Et puis non, finalement... La moitié de la soirée est passée, vous n'aurez donc droit qu'à la moitié de ma tronche! dscn0621

Mon cou, et l'arrondi parfait de mon visage, et le plus drôle, on dirait vraiment que j'ai de la moustache! Je me sens presque nue sur cette photo, pour la bonne raison que je n'y porte pas de boucles d'oreilles, ce qui est exceptionnellement rare pour moi!

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12 mai 2006

Hip Hip Hip Hourra!

Ô joie! Je vous écris depuis ma chambre!!! Ce petit bonheur peut vous paraître stupide, mais figurez vous que depuis quatre mois, je n'allais sur Internet qu'à l'extérieur et je devais donc arrêter de surfer lorsque ma batterie était déchargée... Et depuis aujourd'hui, j'ai une nouvelle chambre, plus près de la borne Wifi (bon, je sais pas si on appelle ça comme ça, mais vous comprenez?) de l'hôtel et donc, je capte!!!!

Au moins une chose de bien dans cette horrible journée... (voir post suivant)

Posté par epicurry à 01:42 - Cesaria presidente! - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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