Le blog d'Hélène PKo

Un blog qui déchire, avec du Cap Vert, une assoc' anti-Zazie et de la haine à l'intérieur!

03 octobre 2007

Y'a des gens...

Y'a des gens qui sont cons. Enfin, je veux dire : bêtes. Et ceux-là, ils m'ont font parfois rire, mais souvent chier.

Bien sûr, toi le lecteur qui me suit depuis des lustres, tu sais que je vais te donner L'exemple qui m'a fait arriver à cette introduction.

Bref, hier, j'avais un cours. Les collègues "cools", ce sont des gens qui ont vingt-six piges et qui sont super fiers d'avoir réussi le concours, alors depuis qu'ils l'ont ils se sentent supérieurs à tous les autres, élèves surtout, mais aussi à ceux qui n'ont pas encore réussi le concours. Alors que s'ils avaient vraiment été balèses, ils seraient profs depuis quatre ans déjà. Il y a une nana dans le groupe qui a 21 ans, elle est agrégée, je dis "respect". En plus, cette nana ne se la ramène pas du tout, discrète, gentille, bosseuse... D'autres devraient prendre des notes.

Pour en revenir à mes blaireaux, dans la classe, il y en a plusieurs spécimens. Y'a une nana qui a eu le concours au bout de 7 fois. Déjà, respect pour l'acharnement. Maintenant qu'elle l'a, elle ne se rappelle plus de son passé. L'autre jour, elle se plaint du niveau de ses élèves en disant "j'ai été choquée qu'ils n'aient pas lu Le Cid". Ce qui était drôle, c'est que même si je suis une grosse lectrice (dans les 150-200 livres par an), le Cid est l'un des classiques à côté desquels je suis passée. Et même en lisant encore plus, et après des années, il y aura toujours des carences dans ma culture littéraire. Et bien cette nana-là, elle devait avoir tout lu. Elle se plaignait qu'il ne sachent pas qui était le roi quand tel livre avait été publié! Mais j'en savais rien non plus... et je le vivais bien!

A côté de ça, dans le même genre, une de ses copines, complètement normale de premier abord et hier en quatorze secondes, elle est descendue dans mon estime. On parlait de la lettre de Guy M, que chaque lycéen doit entendre ou lire le 22 octobre. Alors forcément, les profs sont de gauche et contre le fait que l'on nous oblige à lire cette merde dont on ne peut rien tirer. Cette nana (pensant que la journée Guy M décrétée dans son lycée n'avait lieu que chez elle) intervient "Mais je crois que Sarko en a parlé de lui, il y a pas longtemps, peut-être que je pourrais trouver des choses"... et elle continue, nous faisant comprendre qu'elle n'avait jamais entendu parlé de Guy M et du fait que notre président nous obligeait à lire cette lettre. C'est juste la preuve qu'elle n'a pas lu de journaux ni de magasines, ni regardé la télé ou écouté la radio depuis trois mois...

Mais la palme des gens que je n'aime pas revient à une gb qui porte toujours des pulls troués. Elle a l'air tellement pauvre que parfois, je lui jette mentalement des piècettes, avant de me rappeler qu'elle gagne la même paye que moi. Elle a de très mauvais élèves, qui n'aiment ni lire, ni écrire, ni aller en cours. Pour ce qu'elles nous en a dit. Elle leur fait des trucs hyper durs et nous les relate en nous expliquant qu'elle n'a eu aucun problème, qu'ils comprennent tout (bien sûr, ils sont dans une filière spéciale pour être réorientés ou pire encore et ils pigent Marguerite de Navarre en une heure)... et jamais elle ne se remet en question! C'est fou.

A part ça, les cours là-bas me plaisent beaucoup. Je retrouve enfin une vie sociale : LE truc qui me manquait tant depuis 6 ans! J'ai rencontré des filles et des mecs qui sont vraiment sympas, le genre de gens avec qui je pourrais presque devenir copine (c'est franchement énorme pour moi de dire ça, rendez-vous compte, lecteurs!)

L'autre événement de ma vie, c'est que je suis passée à Motus et que personne ne m'en a parlé à part mes potes de blogosphère! La dernière fois, il y a quatre ans, ça m'avait suivi pendant des mois, ce truc. Notamment mes élèves de la fac, les secrétaires... Parfois, je marchais dans un couloir et j'entendais le jingle accompagnant la boule noire ou celui de l'émission qu'un fourbe émettait au loin! Enfin, faut dire que j'avais été diffusée un premier mai et que ce jour-là, les gens se réveillent à 10h45 et n'ont rien de mieux à faire que de mater le Beccaro, le titi national!

Bon allez je vais bosser moi, c'est du boulot d'être une BONNE prof! 

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13 juillet 2007

Yes!

Ca y est les mecs (bah ouais, y'a presque pas de filles qui me lisent...) : j'ai mon CAPES, à moi l'éducation nationale! Ca le fait. Avec des bonnes notes en plus, c'est cool! A bientôt pour plus de haine!

Posté par epicurry à 03:09 - I wanna work! - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 avril 2007

C'est un fait...

C'est un fait, chers lecteurs, je dois trouver un boulot. Même pas un boulot, un travail, un vrai, d'adulte, avec une paie décente, des cotisations retraites, maladies et le reste. En bref, il faut que je m'achète un avenir. En voyant quelques personnes autour de moi qui en ont un (alors qu'au départ, ce n'était pas mieux parti pour elles que pour moi), je me demande où ça a foiré.

J'étais bonne à l'école et dès l'âge de seize ans, il m'est arrivé de me lever de bonne heure pour aller gagner un SMIC horaire. J'ai eu un bac L (c'est pas là, l'erreur) à dix-sept ans et je suis entrée à la fac, après un passage éclair par hypokhâgne, arrêté prématurément parce que c'était au Havre et que ça ne débouchait sur rien de sérieux. Ensuite, la fac de lettres modernes, en 1996 et dès l'années suivante, boulot jusqu'en 2001 à France Télécom, aux renseignements. Tout comme j'avais adoré mon travail à la Poste, j'ai adoré, et chéri complètement mon job à FT, qui non seulement payait correctement et offrait plein d'avantages : de chouettes rencontres, un travail passionnant (au premier degré) avec la possibilité de parler avec 400 personnes par jour!, des horaires originaux (mon préféré : 16h-23h)... Malgré mon travail, assez fréquent en périodes scolaires et extrascolaires, j'ai eu mes diplômes (je me souviens d'une année, en 1998-1999, où je faisais deux licences et où en plus, je bossais une semaine sur deux à FT : le lundi matin, j'allais bosser de 8h à 12h, puis cours de 14h à 18h et boulot à nouveau de 19h à 22h). Je ne me plains pas parce que je n'étais pas obligée de travailler (je vivais chez mes parents, qui payaient mes études...), je le faisais parce que j'aimais bien mes collègues, l'ambiance de travail, et que, grâce à ce que je gagnais, j'avais un argent de poche conséquent...

En 2001, j'ai eu un DEA, avec la mention Très Bien, ce qui m'a donné la possibilité de quitter FT pour l'Education Nationale. On m'a en effet acceptée pour une bourse de thèse, et j'ai pu donner des cours à la fac pendant trois ans. Puis, en 2004, j'ai obtenu un autre poste pour un an, qui m'a permis de finir tranquillement ma thèse, que j'ai soutenu à 26 ans, et obtenu avec la mention très honorable à l'unanimité du jury. Depuis, le néant, la descente aux enfers... La faute à qui : principalement, pour moi, au gouvernement, et à la société...

Je ne veux pas me vendre, pour l'instant (j'ai économisé quand je bossais)... Garder ma dignité sans doute, et le jour où j'en aurais vraiment besoin, j'irai travailler. En ce moment, je donne des cours dans un lycée, et Inch Allah, j'aurai peut-être mon concours pour enseigner à la rentrée... Mais sinon?

Sinon, depuis plusieurs mois, je bénéficie d'un suivi mensuel à l'ANPE. La dame qui m'accueille est vraiment gentille, et je ne doute pas de ses compétences. Mais voilà, après avoir envoyé plus de cinquante CV en six mois, contacté toutes les boîtes susceptibles d'être intéressées par mon parcours et répondu à toutes les offres proposées par l'ANPE, je n'ai pas eu une seule proposition de rendez-vous pour un entretien (et c'est entre autre pour cela que je voterai Ségolène). Mais si je ne voulais absolument pas devenir prof, que pourrais-je devenir?

Là, j'envisage de monter mon entreprise, au cas où, et de toute façon, cela me permettra d'arrondir les fins de mois (car, non, un prof ne roule pas sur l'or). Mais tout est compliqué. Pour monter une entreprise qui va vite cartonner et être rentable, il faut de l'argent dès le début, donc, l'argent va à l'argent, comme d'hab...

En attendant, mon principal souhait est d'être heureuse, de cultiver au jour le jour mon jardin à bonheur, et de me faire plaisir au quotidien. J'aimerais m'impliquer encore plus en politique (j'ai été élue dans un conseil municipal, mais cela ne me convient pas, il faut que je trouve une forme d'implication différente), mais cela ne peut se faire qu'aux dépens d'une vie tranquille. Alors, que choisir?

Sans conclusion, Mesdames et Messieurs, la fin de cet article.

Posté par epicurry à 13:32 - I wanna work! - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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