Le blog d'Hélène PKo

Un blog qui déchire, avec du Cap Vert, une assoc' anti-Zazie et de la haine à l'intérieur!

01 juin 2008

Branleur

Je crois que j'avais fait un billet d'humeur sur les branleurs quand j'étais au Cap Vert, mais j'ai la flemme de le rechercher, et je n'en suis plus si sûre que ça. Ma mémoire me joue des tours, je me fais vieille.

Au passage, avant de l'oublier : hier soir, j'ai fait toute une soirée (une grosse soirée, j'avais cuisiné pour vingt personnes et tout fait moi-même, c'était cool) en buvant juste une sangria et demi. La dernière fois que j'avais si peu bu à une fête, j'avais huit ans et demi. Non mais sérieusement, on s'amuse bien quand même sans alcool, on peut rappeler des souvenirs aux autres le lendemain, mais y'a pas dire : heureusement que certains avaient plus bu que moi. Avec alcool, la fête demeure bien plus folle.

Bref, pour en revenir aux branleurs. La semaine dernière, j'ai rencontré des gens d'autres disciplines à l'youfme. En l'occurence, des mecs. Des profs de sport, de sciences, des gens normaux quoi. Pour la pemière fois depuis la rentrée, j'avais en face de moi des gens cools qui avaient comme moi trouvé que l'année de stage ressemblait à une année de vacances. Ca fait du bien. Puis cette semaine, je suis redescendue sur terre lors de la réunion bilan des stagiaires en lettres. J'ai eu l'impression d'entendre ces connasses qui étaient dans ma classe en première et qui à chaque fois qu'un prof filait un contrôle s'exclamaient "on n'est pas des machines". J'ai cru que c'était juste histoire de gueuler (parce que pour la forme, je veux bien dire que j'ai eu trop de boulot histoire qu'on m'en donne encore moins par la suite), mais non, ces gens étaient des tocards. Je sais pas si la palme va à la nana qui n'a aucun risque de repiquer ou à la redoublante qui a envoyé 12000 documents. Je m'explique, notamment, nous devions envoyer au fil de l'année 5 dossiers contenant chacun environ deux documents (mais parfois un seul) de deux pages grand maximum chacun. Au final, donc, j'explique devant tout l'amphi que quand même avec quinze pages à rendre dans l'année, on n'était pas débordés, qu'ok, l'organisation était à chier mai qu'on ne pouvait pas dire qu'on avait trop travaillé (et je lance discrètement des petits "je suis la seule à avoir pas pris la formation au sérieux?"). Des nanas me répliquent que leurs dossiers font pour certains plus de cent pages. En bonne méchante que je suis, je riposte : "quand je demande à un élève 10 lignes maxi sur un sujet et qu'il m'en rends 15, même si c'est excellent, je lui enlève des points sur sa copie." Pour moi, elles ne savent pas respecter les consignes.

J'ai pas trop les gens de ma promo en fait.

Autre truc con : une nana explique que cette année, même si on n'a que 6 heures devant les élèves, la formation, la préparation des cours et la correction des copies lui prennent 40 heures par semaine. Je dis donc à un mec : "L'an prochain, elle va bosser 120h par semaine au moins, faut qu'elle arrête." C'est méchant mais je le pense vraiment.

D'accord, je suis quelqu'un d'assez, voire même de très organisé, j'ai déjà réussi à improviser des cours qui tenaient la route (j'en suis pas fière pour autant et ça reste exceptionnel), je prépare très vite car j'accumule les choses dans ma tête et au moment de bosser, je suis donc en général très efficace. J'ai toujours eu ce rapport complexe au travail. Je travaille sans le vouloir, tout le temps, en faisant autre chose et donc sans forcer. Et quand ça doit sortir ça sort. Par exemple, quand j'écrivais ma thèse, on pouvait avoir l'impression que j'en foutais pas une mais au final, il faut reconnaître que ces 900 pages, elles sont bien de moi.

Donc, le truc qui m'a énervé cette semaine : j'entends des nanas dire qu'elles sont d'accord pour bosser 35h semaine si elles sont sûres de ne rien avoir à faire en rentrant à la maison ni le week-end. Quelles connes! Elles n'ont rien compris. Ca ne marchera jamais comme ça. Moi, j'ai des idées de cours de textes à étudier qui me viennent le 5 août allongée sur une plage ou encore à 3h32 du matin devant internet. Si je suis prof, c'est parce que je peux gérer mon temps comme bon me semble en dehors de mes heures de présence au bahut.

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10 décembre 2007

Blog à l'abandon...

Et oui, mon blog est un peu à l'abandon en ce moment. Pourtant, j'en aurais, des choses à raconter, comme par exemple commenter cette émission de Delarue, qui passe en ce moment même et qui traite de l'abandon des enfants. D'accord, les bonnes femmes ont 50 ans aujourd'hui, mais si elles ont abandonné des gosses à 17 ans, par exemple, c'est qu'elles étaient enceintes à 16 et qu'elles baisaient (par extension) à 16. Comme toutes assument sans complexe le coup de rein qui a eu cette conséquence, en voici ma conséquence : toutes des catins!

A part ça, j'ai essayé d'aller sur le site de l'anpe tout à l'heure, juste pour le fun, et l'accès est impossible pour cause de réseau saturé. Et après, on dit que les gens ne veulent pas bosser, qu'il n'y a plus beaucoup de chômeurs... bah voyons!

Sinon, les étudiants ont repris les cours aujourd'hui. J'ai déjà fait des grèves, des manifs et même débrayer. Bien sûr, il faut être contre la LRU, mais là, j'ai trouvé que ça manquait d'entrain. Comme si la grande majorité des étudiants (qui sont pourtant à la fac parce que a) leurs parents ne sont pas blindés b) ils n'ont pas pu faire de prépa ou autres études courtes c) ils ne savent pas ce qu'ils veulent faire après) ne comprenaient pas l'enjeu de cette réforme (ou étaient trop branleurs pour aller dans la rue manifester quand il fait froid). Spécial de dédicace pour ceux que je déteste au plus haut point : les étudiants "casseurs de mouvement", qui se plaignent parce qu'il n'y a pas cours. Y'a un moment où il faut arrêter les conneries, les cours en fac ne servent à rien. Tout ce que l'on apprend à la fac tient en 16 heures hebdomadaires, qui peuvent facilement être rechopées (parfois en mieux) dans les bouquins. Comme si c'était grave de ne pas aller en cours pendant un mois!...

Et sinon, en ce moment, je prépare des marchés de noël.

Ah mais j'ai encore un événement à raconter! Je suis allée passer les sélections pour le jeu de Nagui, bien décidée à devenir l'indélogeable championne. Que dalle, malgré mon très bon score, ces gros bâtards (mention spéciale à un petit roquet sarkoziste particulièrement méprisable...) ne m'ont pas retenu. Juste sur ma gueule. Voilà. Pour couronner le tout, mon père et ma tante, avec des scores inférieures au mien, ont été sélectionné. Pas grave, de toute façon, je ne supporte pas Nagui et je le faisais seulement pour l'argent.

Bref, maintenant, je crache sur mon poste de télé dès qu'il passe à l'écran.

Rien de nouveau, c'est la vie, quoi!

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18 octobre 2007

Rio de janvier, Bernard Lavilliers...

Comprenne qui pourra. Aujourd'hui, j'ai vécu l'humiliation suprême : non, je ne suis pas allée en cours avec mes chaussons (Dieu sait pourtant - quelle expression de merde - combien de fois j'en ai rêvé!), je ne suis pas non plus fait cracher à la face par un clochard, et aucune vendeuse ne m'a dit d'essayer un vêtement en 42... tout simplement, j'ai perdu au blind test. Il faut savoir qu'à la base, je ne suis pas mauvaise au blind test, mais pas hyper forte non plus, mais là, vu l'adversaire, je pensais vraiment le pulvériser... Pfff, j'ai perdu au blind test contre mon père. Enfin, bien sûr, Pichichi qui organisait le match était de connivence avec le daron et il y a eu de la triche. N'empêche, j'l'ai toujours pas digéré.

Aujourd'hui, c'était encore du grand PKO à la maison. Mon père est revenu de son premier repas de retraité (nan il est pas vieux lâchez-nous avec ça!) avec un pote. Et oui, le petit chenapan n'avait pas pris son véhicule, il a retenu les leçons pour quiconque veut rentrer serein. Bref, il se pointe avec son pote, et le pote a dû se dire "c'est quoi cette famille de fous". A savoir, nous prenions les trois quarts de la table, moi avec ma mosaïque et le pichichi sur le laptop, écoutant tranquillement des chansons d'Elmer food beat en riant gentiment. Nous avions, comme très souvent, moins de douze ans. On aurait pu nous prendre pour deux bons branleurs. C'était sans compter l'intervention téléphonique d'un troisième lardon - et Dieu (encore lui, putain!) sait que c'est approprié pour parler de lui, mdr - alias le frérot, alias alpko, alias monsieur Patalon, alias mister "chuis crevé". Coup de fil monumental de deux secondes efficaces où il me fit part de deux réflexions : il avait fait la grève, ce branleur, juste pour ne pas aller bosser, et il pensait qu'on devrait sous-titrer ce gros trou du cul de Bernard Laporte. Pas faux.

Sinon, là, je mate une émission à la con sur la tnt, présentée par Elsa Fayer qui a un décolleté de pute et des seins qui tombent (ça me fait mal pour elle). Les invités, c'est du lourd : Vincent MacDoom, Eve Angéli et Benjamin des Queer, putain, j'en arriverais presque à regretter Patrick Bosso, Véronika Loubry et Alexandra Bronckers!

J'aime bien n'avoir rien à dire. Ah si, avec Pichichi, aujourd'hui, on a eu l'idée d'un gros projet littéraire. Mais bon, je vais attendre un peu pour vous en reparler. D'ailleurs, les projets les meilleurs ne sont souvent jamais lancés... Je dois aller me sustenter, ciao les potos.

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05 octobre 2007

Dans le bus...

Un jour, Clad avait fait un article sur son bus. Moi, c'est un livre que je pourrais écrire sur le même sujet. Dans mon bus, y'a vraiment toute la misère du monde. Franchement, je pense être la seule personne à peu près normale à le prendre, et cette perspective me pousse à remettre en compte cette dite normalité.

Dans mon bus, le matin, il y a une gamine de douze-treize ans, très très moche, avec des lunettes à verres épais (je pensais même plus que ça existait, à vrai dire!), un appareil dentaire à bagouzes argentées, des cheveux gras - enfin, non, pire, je crois qu'elle met du gel à fond tous les jours pour leur donner un aspect mouillés, vous voyez?-, elle est très maigrichonne, avec une bouche toujours bée et habillée en pauvre (oui, c'est hyper méchant ce que je dis là, mais bon, l'autre jour, elle avait une veste de baïkal!, si là, je peux pas dire qu'elle était habillée en pauvre, quand utiliser l'expression??). Pour compléter le tableau, elle est accompagnée tous les matins par sa mère, une pauvre handicapée - pas du gros handicap, juste des béquilles, sinon, je vannerais pas, bien sûr! -  aux cheveux en brosse, qui ressemble vraiment à un homme, vêtue quotidiennement de l'improbable sweat-shirt rouge du FCR et chaussées de claquettes qu'elle porte avec des chaussettes. La mère gueule sur sa fille mais n'a aucune autorité. Elle braille histoire de montrer que c'est elle la mère, et de faire comprendre aux gens qui l'entourent qu'elle maîtrise une situation qui en fait lui échappe complètement. Bref, la gamine fait la loi. Genre, ce matin, elle se promenait dans le bus avec les béquilles, et du coup, franchement, j'ai trouvé ça très drôle, elles ne sont pas descendues au même arrêt. Très souvent, le mère essaie de parler aux autres passagers du bus, mais bien entendu, à part moi, personne ne lui cause. La gamine me fait rire. Déjà, son physique vaudrait à lui seul une page dans le Larousse pour illustrer l'adjectif "hideux". Mais en plus, elle se la pète. Ce matin, sa mère braille "Aurélie, j'vais t'en coller une" (sans aucune raison, juste pour montrer que c'est elle la chef) et la gamine répond "ouais, moi, j'vais t'en coller une"... et la mère de répondre gentiment, ce qui fait tout le comique de la situation "T'as bien raison, p'tit bout!).

Je ne sais pas qui elles sont, mais ce que je sais encore moins, c'est où elles vont, surtout à une heure où la gosse devrait être en cours (déformation professionnelle).

Bref, la vie est étrange.

Dans mon bus, cette aprèm, y'a des mecs d'une vingtaine d'années complètement bourrés qui sont entrés, ça puait l'alcool, d'une force incroyable. Ils ont ouvert toutes les vitres et ont hurlé "On est Alqagnagna (note de l'auteur, je ne veux pas avoir un nouveau mot-clef et exploser mon taux de visite à Kaboul!), on va tout faire péter, le bus va sauter. Et bien les gens sont descendus, mais calmement. C'était très drôle, car les gens sont descendus comme si de rien n'était alors qu'ils devaient flipper, les cons, puisque je les avais vu monter un arrêt plus tôt et qu'on me la fait pas à moi, personne ne prend le bus pour un arrêt! Seuls sont restés dans le bus trois vieux qui n'avaient rien compris, le chauffeur, et moi. Et moi, bien tranquille, je lisais une pub pour l'immobilier au milieu de ces joyeux fanfarons. Jusqu'à ce que l'un tente de me faire peur en disant tout haut à ses potes : "Vas-y pourquoi elle a pas flippé, c'est une daronne ou quoi? - Mais non, elle est jeune. - Vas-y on va la violer pis on va faire un film. Tektonik!" Rassurez-vous, je suis sortie à mon arrêt et eux sont restés dans le bus.

Ce qu'il y a de marrant, dans le bus, c'est d'observer tous ces gens, de réaliser la différence entre cette réalité et la remarque la plus lolesque jamais entendue à la télé, que j'ai récolté hier soir devant l'émission littéraire de direct 8 : "De nos jours, enfin, disons depuis mille ans..." Qui est le plus fou?? Où allons-nous?

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10 septembre 2007

Ca m'avait manqué

Bon, je vous l'avoue, le blog m'avait manqué. Depuis le temps, quoi de neuf? - Une participation à Motus, le mardi 18 septembre, tous devant la télé. Franchement, cette émission, la dernière fois que je l'avais regardée, c'était parce que j'y participais, et pourtant, à chaque fois que j'ai assisté à l'enregistrement, j'ai passé un super moment, et là, c'était le top, avec la rencontre de candidats super sympas, de plein de gens qui nous ont fait rire, et qui partageaient le sens de l'humour qui caractérise ma famille. - Niveau famille, on s'est refait un petit tournoi, ça va devenir mensuel. Et kikagagné??? Bah c'est encore Hélène, bien sûr, de façon moins flagrante que le mois dernier, où j'avais ridiculisé le pichichi, ses parents et sa marraine : tata Arlette! Cette fois, tata Arlette avait laissé sa place au frangin et à la belle-soeur. J'ai brillé aux fléchettes, et dans les épreuves à 6. Forza, je suis chaude pour ma prochaine victoire. - Niveau couple, all is good comme depuis 11 mois. Le bonheur absolu, et c'est pas nous qui enrichirons le débat d'aujourd'hui chez delarue (Couples : faut-il se déchirer pour entretenir la flamme?). - Niveau boulot, je n'en parlerai pas trop ici, ou sinon, faut que je vire les photos de moi... Bref, j'ai un bahut de folie, avec des élèves au niveau impressionnant, mais bon, je vais gérer... même si ça va me faire bosser! Le bon côté aussi, c'est d'avoir des cours à l'IUFM : je me fais des potes et des potesses et ça m'était pas arrivé depuis bien longtemps. Bon, le mauvais côté de l'iufm, ce sont tous mes anciens élèves qui s'y trouvent et dont j'ai l'impression qu'ils me guettent à chaque couloir... La semaine dernière, c'était hallucinant, j'en ai vu une douzaine dans la journée, qui me faisaient pour la plupart des "bonjour" timides et des sourires en coin... Le soir, pour me changer les idées, je vais m'acheter des fringues et je tombe sur une vendeuse qui me reconnaît : "Vous étiez ma prof de linguistique il y a six ans". Bam, le coup de vieux! Re-bam le lendemain, j'achète mon manuel scolaire (c'est déjà inadmissible en soi de me faire payer mon outil de travail... si tous les agents municipaux devaient se payer leur tronçonneuse et leur motocrotte, on y arriverait pas! Et je te parle même pas du pauvre flic de base muté en banlieue et devant faire l'acquisition d'un flashball)... bref, j'achète mon livre et reconnais la vendeuse (du coup, je zappe les trente personnes qui faisaient la queue). "Alors, qu'est-ce que tu deviens? - Bah, je suis libraire." Oups, je pensais qu'elle payait ses études, mais bien sûr, je ne réalise pas que je l'avais en licence 3... il y a quatre ou cinq ans, donc forcément, elles sont finies, ses études! - Niveau média, je regarde Roland Magdane sur la 6 et m'extasie devant ma connasse du mois : la candidate de vendredi! Grosse tâche qui n'a eu aucune bonne réponse à des questions du genre : "quel est l'infinitif des verbes du premier groupe? "... A Gné, A Gné, A Gné... blairotte, va! C'est ça, la France, bah elle est belle, la France! Je ne comprends officiellement plus rien au destin de lisa. Mais je regarde Grey's anatomy et c'est la grande nouveauté. Le seul épisode vu jusqu'alors ne m'avait pas convaincue mais faut que je vous raconte la situation : dans un etap hotel de Tours, la veille de mon oral du CAPES. Je ne vous avais encore jamais dit que non seulement j'ai été convoquée le premier jour des épreuves, mais aussi la première, à la première heure possible, ce qui ssignifie une convocation à 6h10 du matin. Pis bon, un jour comme ça, t'as peur de te pointer en retard, alors à 5h40, vlà Hélène dans la place, accompagné de son charmant frangin, en pleine forme, qui se dit "mais c'est peut-être ma chance de passer la première : ils n'auront pas de point de comparaison"... Un mois plus tard, j'étais prof! - Niveau santé, j'ai le nez un peu pris mais un bon transit, comme me l'avait prédit Télé 2 semaines. - Le bonus plus "clanesque" ou quelques situations lolesques vécues dernièrement : Une copine de mon âge (très bien élevée) enceinte d'un mec de 18 ans. Un mec dans la rue aujourd'hui, genre paumé pas vraiment clodo mais avec deux sacs Darty remplis de toute sa vie, il se plante devant un minet endimanché et lui balance : "Ah non, ça c'est pas possible, faut l'enlever la cravate!", d'un air mauvais, j'ai rigolé. L'autre jour, habillé comme un sac de la poste, je fais un tour en ville et tombe sur un manchard, le mec genre à avoir des chiens il se poste devant toi en gueulant "Vous pouvez m'aider?" et là tu sors un panneau "J'attends un miracle", bref, il veut des sous. L'autre fois, il m'avait dit que j'étais charmante, pas besoin de mes sous, j'avais illuminé sa journée. Aujourd'hui, le même, mais moi sapée comme si je sortais de cours (d'ailleurs je revenais du lycée), ce con me fait le même coup, mais me dit "bah merci la bourge, ça lui ferait mal de m'aider...". Pas besoin de me venger. J'ai juste ri quand il s'est adressé à un vieux visiblement très friqué qui lui a répondu : "J'ai déjà du mal à m'aider moi-même..." J'ai bien aimé la phrase. Ah oui, je voulais aussi réagir au coup de gueule de monsieur Clad sur les chauffeurs de bus. Je pense vraiment que la plupart sont des tocards : exemple, je reprends le bus depuis une semaine après 6 ans d'abstinence. Donc, normal, je demande au chauffeur s'il s'arrête bien devant le lycée Biiiiiip. Ce gros con me dit qu'il ne sait pas puisque sa ligne est déviée. Après quelques minutes de débat, il n'a pas voulu me répondre (selon lui, il ne pouvait pas...) et mon seul mépris a été de me casser pendant qu'il me parlait. Il était complètement incompréhensible. Et puis aussi les agents immobiliers sont-ils tous des enculés? Si delarue me le demande, je saurais quoi répondre! N'oubliez pas le pichichi game 2007!

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29 juillet 2007

In vacanza...

Voilà, ça y est, il se passe enfin quelque chose d'excitant dans ma vie : je pars en vacances. A l'arrach', à l'aventure, pendant que l'amoureux est sous la pluie de ses racines... Et moi, je vais aller me choper un petit cancer de la peau (j'allais écrire du sein : prémonition?) au bord des mers espagnoles...

Dommage, car j'aurais eu des tonnes de choses à vous raconter comme, en vrac :

  • La virginité supposée de Véronique de Koh Lanta

  • Mon trophée du connard du mois, étonnament remis à une femme, Tatiana de Secret Story

  • Ma surproduction en loisirs créatifs et ma participation prochaine à une vraie expo

  • Comment cet enfoiré de Phil Taylor m'a fait perdre 18 euros en deux jours (à moins que ce ne soit un autre...)

  • Diverses histoires de ST (en anglais, please)

  • Mon passage éclair sous une tente dans la campagne normande

  • Mon périple d'une journée à Dieppe

  • Comment puis-je être si bronzée après seulement trois jours en Bretagne

  • La facilité déconcertante avec laquelle j'ai remporté 27 euros en participant au grand tournoi multi-activités familial (à base de buzz, de fléchettes, de rami, de domino, de belote, de manille, de barbu et de 10000)

  • Ma stratégie pour conforter ma place le mois prochain!

  • L'inefficacité et l'improductivité de mes deux dernières heures alors que je pars demain matin en vacances

  • Ma mini-thalasso de trois heures

  • Ma non-invitation à un mariage

  • Enfin, mon incapacité à jouer à ouverture facile et le fait que je triche alors que c'est vraiment un jeu où il est con de tricher!

Bref, j'en aurais encore plus à balancer dans quelques jours!

Hasta la vista, bye bye!

PS : Ca risque d'être comique l'espagnol, Manue a fait allemand première langue et moi, deuxième langue...

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25 mai 2007

Mon rêve...

Il faut que je vous raconte mon rêve de cette nuit...

J'étais super keupine avec kenders, mais vraiment, les grands potes genre à la vie à la mort. Le fameux kenders le blogueur était plus jeune que dans la vraie vie, il avait quinze ou seize ans et moi, j'avais trente-deux ou trente-quatre, mais ça ne posait pas de problème, on rigolait bien. Il avait un appart (d'ailleurs, l'appart de mon amoureux) et moi, j'habitais plus ou moins chez lui avec ma petite cousine Clara et un gamin d'une dizaine d'année. Il y avait aussi une fille bizarre, qui faisait plutôt peur, et elle était toujours recroquevillée au pied du lit, elle avait de longs cheveux noirs, ressemblait à cette nana de Ring, et c'était en fait Yass (???)

Bref, à un moment, kenders partait et christophe dechavanne voulait me torturer et tout... Beurk! Moi, je me disais : "il dort, là, le dechavanne, je vais acheter des couteaux chez le pharmacien pour lui couper les couilles!" Là, je partais tranquillou chez le pharmacien (laissant clara dormir entre dechavanne et le gamin!!!). Le pharmacien me proposait de faire un piercing, et moi, ne mesurant pas la gravité de la situation, je disais "ok!" Cet enfoiré vicieux (qui était un faux pharmacien, d'ailleurs, la pharmacie était au Cap Vert!) me faisait super mal, et me mettait un anneau dans le nez ainsi qu'un piercing de nombril dans la lèvre inférieure, c'était horrible..."

Je décidais d'enlever celui de la lèvre toute seule, et là, j'ai été réveillée parce que mon amoureux est tombé du lit. Je ne lui ai rien dit mais dans ma tête, ça a fait LOL et voilà ce qui arrive quand on garde le cache-yeux sur les yeux pour aller pisser!

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21 mai 2007

Voeux...

J'ai rempli mes voeux, en cas de réussite au concours. Comme je suis une fille qui ose, je ne demande que Rouen... Tout à coup, je bascule dans le réel : j'ai l'intention d'avoir mon concours, mon oral blanc cet après-midi s'étant plutôt bien déroulé. En même temps, il faut se méfier des blancs... Et puis, jamais je n'aurai un sujet qui m'inspire autant que celui d'aujourd'hui : les expansions du nom, la grammaire, c'est fait pour moi. Ah, si seulement j'avais un sujet dans ce style! C'est génial car je maîtrise tellement bien le sujet que je ne peux pas m'inquiéter des questions que le jury pourrait me poser. Je maîtrise mon sujet... La seule chose, c'est qu'il faut que je connaisse par coeur tous les programmes, et pas seulement en grammaire. Alors, pendant les dix jours qui restent, il faut que j'apprenne, que j'apprenne, que je bosse comme j'ai réussi à le faire jusqu'alors. J'ai réservé un hôtel, et c'est cool, je ne serai pas toute seule. Spéciale dédicace à ma cousine adorée qui va bien m'aider. Je ne suis pourtant pas d'une nature angoissée, mais faire la route seule, trouver l'hôtel, le centre d'examen, prendre mes repas, me lever à l'heure, me préparer... je ne me sens pas de le faire seule.

Enfin bon, j'y crois, j'ai mes chances pour l'interne, et il me restera à flipper comme une malade pour l'externe si jamais j'échoue. Et l'externe arrive si vite après.

Pourvu que je reste à Rouen...

J'ai hésité à formuler plusieurs choix. Mais je suis d'une nature plutôt téméraire (dis comme ça, les gens qui me connaissent doivent penser que non, mais avec le recul, j'ai souvent fait des choses sans en mesurer les conséquences, j'ai bourlingué seule dans pas mal de coins, je suis assez indépendante finalement, et débrouillarde, on pourrait dire) alors, j'ai osé ne mettre qu'un choix là où d'autres en mettent six. La dame du syndicat m'a déconseillée, en me disant que si ce choix ne pouvait être satisfait, on me mettrait en poste n'importe où, mais je m'en fous... Vu que je ne veux que Rouen, je prends le risque d'aller n'importe où ailleurs si je ne peux pas y rester. Amiens, Lille, Nancy ou Créteil, pas grave (MOI, madame, j'ai déjà habité au Cap Vert, alors hein, Besançon, même pas peur!). Ca pourrait même être cool de découvrir l'une de ces villes (surtout Clichy-sous-bois, lol) si ce n'était que pour un an. Seulement, maintenant, la mut est valable trois ans en plus de l'année de stage ce qui nous repousse jusqu'en juin 2012 (Eh, Hélène, tu fais quoi en avril 2012? Bah, je serai à Metz!) Et la Hélène, aussi rebelle et indépendante qu'elle ait pu être dans sa jeunesse, elle compte bien faire des mouflets un de ces jours, et pas avec un mec de Sedan, mdr...

Là, pour le concours, je rentre dans le concret. Je dois faire les trois derniers devoirs blancs que la formatrice veut bien me corriger, et apprendre les programmes, les lire, les lire, les relire jusqu'à m'en imprégner (mdr, je parle comme un livre) pour être au point le jour J. Dix heures par jour me semblent suffisantes, mais aussi nécessaires, ce qui n'est pas évident avec mon otite qui dégénère.

Mais j'y crois. (Je voudrais pas me porter la poisse en disant ça, mais plutôt me donner confiance en moi : y'a bien 59% de gens qui vont plus foirer que moi, non?)

Sur ce, hasta la vista, bye bye!

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13 mai 2007

Pourquoi?

Pourquoi Valérie Damidot dit-elle toujours des "embrases" de rideaux au lieu des "embrasses"?... J'ai passé un week-end palpitant, presque coupée du monde pour deux raisons :

- J'étais dans une ville inconnue : Bordeaux, on a fait l'aller-retour en deux jours avec mon broza, même que ça m'a beaucoup plu! Avec pour couronner le tout un retour plus ou moins lolesque verbalement parlant, avec plusieurs phrases en passe de devenir cultes.

- Je n'entends rien de l'oreille droite depuis deux jours. Je pensais que je souffrais de l'affection que l'on a coutûme d'appeler une otite, mais finalement, c'est plus étrange que cela puisque je n'ai pas mal... Juste que ça coule et que je n'entends absolument rien!

A part ça, je suis admissible au CAPES interne et au CAPES externe de Lettres Modernes, ce qui signifie que le mois à venir va être très chaud. Je n'aurai pas envie de repasser l'un de ces concours l'an prochain, donc il faut absolument que je réussisse là! Or, je ne sais pas trop de quoi il s'agit, la bonne nouvelle étant que je vais passer deux jours à Lille et (si ça se passe mal à Lille), quelques jours à Tours au mois de juin. Je mise beaucoup plus sur Lille, Tours me semble injouable...

Ah la la, qu'est-ce que ça le ferait, une belle revanche sur la vie (lol - vas-y Hélène, fais ta Loana!). Après, j'ai plein de projets, comme toujours, c'est ça ma vie, ne jamais m'arrêter là où j'en suis, toujours viser plus haut. J'aimerais écrire des manuels scolaires, dépoussiérer tout ça pour donner envie aux gosses d'aimer lire, d'aimer écrire... Je me pose aussi toujours beaucoup de questions sur un éventuel engagement politique. A voir. Peur de sacrifier ma vie perso... Peur de ne pas avoir le temps de faire autre chose, alors que tout serait tellement plus simple avec une refonte complète des institutions, de la politique, qui limiterait aussi le temps de travail des politicards et favoriserait l'engagement, à la place du culte de la personnalité et de la médiatisation à outrage.

Dites-donc, qu'est-ce qu'elle fait "cul serré" la poule à Delarue, c'est incroyable! Enfin, vive M6, avec une petite émission qui commence demain et qui va me plaire, un talkshow à la con où l'on se fout de la gueule de pauvres gens, j'adore ça! Je me reconnais dans les pauvres gens, lol. Je sens que cette émission avec son horaire incroyable (11h50) est faite pour moi et va m'accompagner dans mes révisions pour l'oral! Bah oui, c'est quand même en grande partie devant "Le destin de Lisa" que j'ai été admissible!

Une petite pensée pour mon frangin, M. Patalon, qui est inadmissible!

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10 mai 2007

Pfff

Il faut quand même, avant que je me couche, que je vous raconte la vexation subie à l'instant. Il y a quelques semaines, après avoir reçu une demande pour être "l'ami" de quelqu'un sur "copainsdavant", j'ai demandé à certains anciens potos d'il y a vingt piges d'être mes amis. Tout le monde accepte. Et dans l'euphorie, j'ai demandé à presque tous les gens que je connaissais, sans penser au fait qu'ils étaient ou pas des amis à l'époque. De toute façon, je me disais que ceux qui n'accepteraient pas (mais pourquoi ne pas accepter???) laisseraient tomber... comme s'ils n'avaient pas eu le message... Bref, à l'instant, je reçois un refus de la part de ce connard (il n'y a pas d'autre mot) d'Alexandre L. Lol, je balance le prénom et j'aurais bien balancé le nom aussi. Mais quel con, il était content de se rincer l'oeil dans mes boums, le petit bourge que j'invitais uniquement parce qu'on avait quelques potes en commun!!! Ah la la, je l'ai mauvaise! Je m'en veux surtout de ce message lui demandant d'être mon ami! Du grand n'importe quoi!! Bref, il a dû voter Sarko alors je ne suis pas triste qu'il ne soit pas mon ami, mais surtout, ça me prouve que quand quelqu'un nous semble con, on peut rester douze ans sans le voir, il le reste!!

Posté par epicurry à 02:00 - Inintéressant quotidien... - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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